Et c'est ainsi que ma conscience mourra.
Mes rêves sont de plus en plus violents. C'est absolument frustrant, de vivre des choses que l'on ne vit pas vraiment. Je pourrais te parler de la fois où j'ai eu un black hole de 2 mois, ou encore de ma journée passée dans un magasin de légumes aux clients plus que déroutant. Le pire c'est de gacher du temps volontairement. La dépendance n'a que faire de ton avis, c'est un fait. Sublime toi. Sublime ta fatigue, sublime ta vie de merde, sublime ton mal-être, sublime toi. Vomis. Recommence.
Sublime, la gueule de bois.
La médiocrité. Le culte de la médiocrité. Le refus d'avancer, de construire. Avoir l'envie, pas les idées, pas la volonté. Avancer à reculons. Saboter en permanence tes envies d'évasion. C'est bien beau de rejeter la faute sur les gens totalement hermétiques à la culture. Le principal problème, c'est la source.
Alors quoi, tu préférerai que je te laisse dormir? Tu préférerais être tranquille? T'aurai préféré que je me tue sur mes révisions? Crève, conscience, crève. Au bout de presque 20 ans de vie commune avec toi, j'ai même encore su déterminer clairement mes passions. Tu me ruines, putain. Crève. Et arrête de te venger sur mes rêves. Arrête de ruiner mes rares heures de sommeil.
...
Je propose la noyade.